Connaît il son style d’apprentissage ?

Un style d’apprentissage correspond à un mode personnel de saisie et de traitement de l’information, autrement dit, comment s’y prend t’on pour apprendre. Quelle est la modalité qui me permet d’apprendre plus facilement ?

Il est essentiel de repérer la façon d’apprendre propre à chacun de nous. Cela permet d’utiliser les méthodes les plus appropriées pour intégrer et faire sienne la connaissance.

Pour arriver au cerveau, l’information peut emprunter 3 voies différentes. La plupart d’entre nous privilégie une des trois voies. Celle-ci devient une véritable autoroute où l’information circule de manière fluide et les deux autres voies que nous pouvons comparer  aux routes nationales ou  départementales, peut-être même des chemins escarpés, sur lesquels l’information  va difficilement et lentement au but prévu.

L’information peut arriver au cerveau par la vue, l’ouie, et le toucher.

Faites un petit test : si je vous dis « automobile » ?

Alors :

Vous avez entendu le mot mais vous n’avez pas vu une voiture alors vous êtes plutôt auditif.

Vous avez instantanément visualisé une voiture,  vous êtes plutôt visuel. 

Vous voyez une voiture en mouvement, vous êtes plutôt kinesthésique.

Pour le visuel, tout ce qui  se présente sous forme d’images circule plus vite. Il prête moins attention aux sons et aux sensations. Le cerveau sélectionne, car il ne peut pas tout percevoir en même temps avec la même intensité. Pour apprendre, le visuel a besoin de créer des images mentales. Il se sent bien avec les analogies, les comparaisons, les métaphores. Il est à l’aise avec les schémas, les dessins, les croquis, les cartes. Les longues explications théoriques sans exemple concret représentent une difficulté. De plus, si la personne qui s’adresse à lui, parle vite, il aura du mal à construire des images lui permettant de s’approprier ce qui est dit.

Pour le kinesthésique, tout ce qui caractérise le visuel se retrouve pour lui, mais avec en plus le besoin de faire pour apprendre. Un visuel apprend un graphique en le regardant, le kinesthésique doit le reproduire. Cette opération peut être aussi mentale : je me vois en train de faire …. un dessin par exemple, étape par étape, ou de le montrer et l’expliquer à quelqu’un.

L’auditif est à l’aise avec les mots, il transforme les messages visuels et kinesthésiques en mots. Il apprend la règle, puis va à l’exemple, il pose des questions, aime apprendre par coeur. Il apprend en parlant tout haut ou en se parlant. Il est logique, déductif, à l’aise avec l’abstrait.  Mais son point faible sont les schémas, les représentations graphiques et d’un manière générale tout ce qui est du domaine de l’image.

60% de la population a tendance à être visuel, 25 à 30% serait auditif et seulement donc 10 à 15%,  kinesthésique.

Et vous dans quelle catégorie êtes vous ? Vous reconnaissez vous ?

Et votre enfant où se situe t’il ?  Testez avec lui pour peut-être, adapter au mieux sa méthode de travail à la maison et ses révisions.

Si je ne connais pas  les spécificités de mon style d’apprentissage, je ne peux pas adapter la méthode qui me facilite le travail !

Quelles stratégies d’apprentissage, un enfant ou un adulte en formation, doit il adopter pour être efficace   ?

Pour le visuel :

– Prendre des notes de ce qui se dit et  de ce qui est lu

– Utiliser des cartes heuristiques pour apprendre et mémoriser les connaissances

– Faire une liste de ce qu’il a appris

– Utiliser des graphiques, des tableaux et des schémas pour comprendre les concepts

– Se faire une image mentale des mots, des idées, pour améliorer sa mémoire

– L’enseignant qui écrit au tableau et qui fournit des documents écrits favorise le travail du visuel

– Il est souhaitable d’envisager de renforcer ses compétences en écoute, c’est à dire faire  travailler le cerveau gauche

Pour le kinesthésique :.

– Prendre des notes de ce qu’il entend et de ce qu’il lit

– Surligner, mettre en surbrillance les faits importants de ce qu’il apprend

– Créer un résumé de ce qui est appris

– Créer des fiches descriptives

– Suivre une série de directives et mettre en pratique  si possible ce qui est appris

– Construire un modèle, un dessin  de ce qui est appris

– Créer des exercices ou des mouvements  physiques qui peuvent être associés à des mots, des idées et des concepts

Pour l’auditif :

– Prendre des notes détaillées après avoir lu et relu les documents

– Lire et relire les notes et textes à voix haute sinon à voix basse

– Préparer des questions, sur ce qui est appris et répondre oralement

– Expliquer ce qui est appris à d’autres personnes

– Envisager de renforcer ses compétences en lecture c’est à dire faire fonctionner le  cerveau droit.

Les méthodes ne sont pas identiques pour les uns et pour les autres. Donnez lui les consignes adaptées à son fonctionnement. Vous, parents, ce qui vous concerne, ce sont les révisions et les apprentissages qui doivent être effectués  à la maison. Vous avez bien compris qu’un kinesthésique  devra beaucoup plus écrire, que les autres pour mémoriser. Si votre enfant fait partie des 10 à 15 % de la population qui sont kinesthésiques, expliquez lui, pour qu’il ne se sente pas inférieur et moins bon que ses camarades.

Personnellement, je suis kinesthésique, j’ai du admettre que je mémorisais seulement en écrivant, ce qui m’a toujours demandé beaucoup plus de travail que mes copains de classe tout au long de ma scolarité et de ma vie d’adulte quand j’ai repris des formations.

Ne l’oubliez pas, si c’est cas de votre enfant .

Donnez lui l’habitude de reformuler

Votre enfant a t’il bien compris ce que vous lui avez dit ou demandé ?

Vérifiez le avec lui en lui demandant de reformuler.

Donnez lui l’habitude de reformuler. Ceci lui permettra de savoir s’il a bien compris et s’ il a pris tous les éléments de l’information qui lui sont  donnés.

C’est quelque chose qui peut être fait à la maison et très utilisé à l’école.

C’est quoi  exactement  reformuler ?

C’est une pratique  de communication qui consiste à exprimer de nouveau mais autrement.

Reprendre tout ce qui a été dit avec d’autres mots et pour un enfant, le dire avec son vocabulaire  sans que rien ne soit ajouté, ni retranché, ni  jugé, ni interprété.

Pourquoi ?

La reformulation garantit une bonne écoute puisque les informations redites ne doivent pas subir aucune modification.

Quand l’utiliser ?

Quand une consigne est donnée pour effectuer un devoir ou une information à assimiler, en reformulant devant l’enseignant, l’éléve aura la certitude d’avoir  bien compris.

Les effets à voir :

L’éléve aura la certitude qu’il a bien compris.

Le fait de reformuler avec ses propres mots  renvoie au cerveau  des informations à retenir, d’où une facilitation de mémorisation.

Essayez avec votre enfant !

Il a besoin de sens pour avancer

Si vous faites un travail, une tâche qui ne sert à rien comment réagissez vous ?  Mal, je suppose ?

L’enfant fonctionne de la même façon. Il a besoin du  » à quoi ça sert »

Il lui faut du sens dans  ce qu’il fait, et en particulier dans ses apprentissages

Rappelez  lui à quoi cela va lui servir s’il ne l’a pas compris, sinon il va se décourager.

Personnellement, un de mes fils m’a dit au collège, » j’ai demandé au prof  de maths à quoi cela va me servir ces formules, il ne m’a pas répondu, donc ça  ne sert à rien, donc ce n’est pas la peine d’apprendre ça »

Pensez y  et donnez un exemple et soyez concret. Donnez lui un exemple de votre vie personnelle ou professionnelle. Vous en avez plein d’exemples  dans votre vie de tous les jours, à vous de choisir !.

Et dès qu’il y a  difficulté, le sens doit être là, sinon l’enfant se décourage et abandonne. La phrase que vous connaissez peut être,  revient « ça ne sert à rien » je n’y arrive pas » ou  « trop dur ».

 

L’organisation peut lui améliorer la vie !

L’organisation est un des outils d’une vie plus facile !

Et pour votre enfant ?

Sait il s’organiser ? Que faut-il entendre par cette question ?

Est il toujours en retard dans ses devoirs ?

Les devoirs sont ils  effectués au dernier moment  ?

Les devoirs sont ils bâclés faute de temps ou d’idées ?

Panique t’il quand il voit arriver les échéances ?

A t’il des oublis ?

Pour vivre sereinement il faut mettre en place quelques principes :

S’organiser c’est se préserver, s’accorder une qualité de vie, ne pas être dans la crainte  de ne pas avoir fait les choses demandées, de n’avoir rien oublié, et   d’être sûr de soi.

Son agenda scolaire est il utilisé pour toutes ses activités ?

En notant  ce qui est scolaire et extra-scolaire, il aura une meilleure lisibilité de son temps et de ses occupations .

En utilisant des couleurs différentes pour les activités extra-scolaires,  il obtiendra, vous obtiendrez une vue de l’ensemble de la vie de votre enfant ou adolescent. Donnez lui l’habitude de laisser de la place environ 1/4 du temps pour les imprévus. (il est souffrant un soir ou une activité est déplacée) pour ne pas le faire travailler dans l’urgence.

Donnez lui l’habitude de faire le devoir ou la leçon qu’il aime le moins d’abord il en sera  débarassé en priorité.

Le temps n’est pas extensible !

Tous les enfants n’ont pas le même potentiel et les mêmes facilités il faut prévoir  et connaître le temps  nécessaire  pour faire un exercice de maths ou de français ou de…

Quand un devoir est long à faire, apprenez lui à faire des découpages, ce sera plus fructueux de s’y remettre en plusieurs fois et  surtout bien moins fatiguant.

Les pauses, faites de  repos ou de jeux, doivent être présentes chez des enfants ou adolescents. La concentration ne peut  pas toujours être  au rendez-vous, après environ 50 mn de travail ll lui faut une pause.

Votre enfant a t’il des problèmes de mémoire ?

Nous n’avons pas tous la même capacité de  mémorisation,  mais nous n’utilisons pas tous, non plus les mêmes méthodes.

Si nous ne sommes pas concentrés, la mémorisation se fait difficilement. Notre concentration n’est pas indéfinie, il faut savoir qu’elle est présente  au  maximum pendant 40 à 50 mn, il faut ensuite faire une pause, se lever, s’aérer, écouter de la musique ou autre chose de divertissant et s’y remettre…. Rien ne sert de s’abrutir, et  ceci est aussi applicable à l’enfant. Il en aura marre, il se découragera et prendra l’apprentissage pour quelque chose de désagréable, contraignant et sa déduction rapide l’amènera à conclure qu’il n’arrivera pas à apprendre, et donc inutile d’insister.

Comment trouver les moyens de dire au cerveau qu’une information lue, ou écrite, consultée, apprise est importante, qu’elle a de la valeur, de l’intérêt pour le long terme et qu’elle mérite d’être retenue ?

Une information à apprendre doit être reliée à quelque chose déjà appris. Le cerveau retient s’il peut faire des liens, un souvenir qu’il  possède déjà.

D’où l’importance de se poser la question « qu’est ce que j’ai déjà appris et  qu’est ce que je sais déjà sur ce sujet  » et de faire le complément d’information. C’est emmener le cerveau vers quelque chose qui est connu par des  mots ou des questions qui lui permettent de se souvenir de ce qu’il sait .

A quel moment ai-je appris cela ?

Quel exercice ai-je déjà fait qui ressemble à ça ?

La question ouverte (celle qui ne permet pas de répondre par oui ou non) va permettre au cerveau d’ouvrir une réflexion qui fournit des informations pour accéder à une réponse.

Ces questions encouragent  la récupération d’informations en mémoire avant d’apprendre autre chose. Les mémoires sont activées à plusieurs reprises, il est nécessaire d’entretenir les connexions entre les neurones.

Il faut savoir aussi que le cerveau retient mieux ce qui est  fort en émotions, d’où l’importance d’associer des apprentissages à un moment agréable et pourquoi pas, drôle et heureux. Par exemple si j’ai appris mes tables en m’amusant, je les retiendrais mieux, si elles sont associées à bon moment de rigolade plutôt qu’à « trop dur, je n’y arrive pas  »

Un détail à ne oublier pas :  le cerveau traite et structure l’information pendant la nuit.

Donc une bonne nuit est indispensable pour bien mémoriser.

Il est motivé ou pas ?

J’entends souvent  des parents qui disent « mon enfant est démotivé »

Reprenons une définition de la motivation : C’est une raison personnelle et sincère qu’à un individu à accomplir une tâche et à s’y intéresser.

La motivation introduit la notion d’effort, qui fait passer de l’intention à l’action. Un enfant peut avoir envie de construire une cabane, mais par manque de motivation, et là, la notion d’effort intervient, il n’en fera rien.

C’est la motivation qui fait naître et entretien l’effort. La motivation se construit et se gère.

Pourquoi et comment se motive t’on ?

La motivation est liée à plusieurs paramètres  :

A l’image que l’on a de soi : Cette image est celle que la société, un groupe, l’école, une personne importante à ses yeux, lui renvoie. Si pour votre enfant, la mauvaise note ou l’appréciation, D ou mauvais,  sont  toujours de rigueur, l’enfant se dira « je suis est nul « , donc l’objectif à atteindre lui semble inabordable, aussi la notion d’effort n’a plus lieu d’être. (faire un effort pour rien, pourquoi ?)

Comment l’effort que l’on fournit est perçu par les autres

Si cette perception est positive, elle pourra l’engager à poursuivre ses efforts sinon elle le stoppe.

Si les enseignants et les parents  ne se rendent pas compte de l’effort fourni par l’enfant, il arrête.

L’objectif à atteindre est il clairement accepté et clairement défini

L’enfant  ou le jeune doit savoir  où il va, ce qu’il fait et ce qu’il va acquérir. Ceci est valable pour chaque niveau de l’école maternelle, au primaire, au collège, au lycée, à la fac ou dans une spécialité professionnelle.

Le temps a son importance

Si un enfant ou le jeune  n’atteint pas l’objectif  intermédiaire prévu, l’objectif  pourrait être revu pour ne pas le laisser dans une situation dont l’objectif ne pourra pas être atteint. Faut il s’arrêter encore aujourd’hui à un âge précis pour avoir un diplôme  ou passer une classe ?

Valoriser la personnalité de l’enfant et renforcer  sa confiance personnelle.

Les liens par rapport à ce qu’il fait, ce qu’il sait faire et la réalité doivent être maintenus et reconnus. N’oubliez pas de le valoriser sur ce qu’il réalise bien.

Comment percevoir s’ il n’y a plus de motivation ?

– Des phrases  négatives et qui le dévalorisent comme « je suis nul », je n’y arriverai jamais »

– Plus envie de faire des efforts

– S’il a le sentiment  que les enseignants ou ses parents ne voient pas les efforts qu’il produit

– Va t’il vers un but  qui lui convient ? Est  il engagé dans un cycle qui  lui convient, qui va  lui permettre d’atteindre ses objectifs, sinon il aura du mal a garder sa motivation

N’oublions pas que c’est la motivation qui va permettre  de conduire l’individu vers un but pour accéder à une finalité.