confiance en soi pour les plus jeunes

C’est dans notre enfance  que se consolide ou non notre confiance face à la vie. L’attitude des parents est bien sûr déterminante, en bien ou en mal. Donner aux plus jeunes, à ces bambins qui sont  en maternelle ou en début de primaire, la confiance en soi  pour devenir, grandissants bien dans leur peau puis des jeunes et adultes épanouis.

La confiance en soi passe par croire en soi, avoir conscience de sa valeur,  et savoir qu’on a le droit d’être heureux est une nécessité pour qui aspire à oser prendre en main son destin.
Comment croire en soi pour un enfant de  4 à 7 ans ?
Il ne peut à cet âge voir ses réussites par lui-même, et là, le rôle de ses parents  s’impose pour les lui montrer.
Les réussites d’un tout jeune sont des choses toutes simples :
Il a chanté devant ses copains à l’école maternelle, il s’est fait de nouveaux amis, il a  rendu un petit service à un copain, à la maison il a mis les couverts en s’appliquant pour faire une jolie table. Il a  fait de beaux dessins, il n’a pas débordé du cadre.
Comment  peut il avoir conscience de sa valeur ?
Un enfant de 4, 5 ans a besoin d’être valorisé pour comprendre qu’il sait faire quelque chose et qu’il saura faire quelque chose qu »il ne connaît pas.
Il faut toujours lui montrer ce qu’il sait faire et lui montrer qu’il a progressé dans tous les domaines. Sa vie ne s’arrête pas à l’école !

Par exemple :

 » tu arrives à faire du vélo bravo ! ce que je te demande n’est pas plus difficile . »

Aidez  le  à progresser à son rythme avec des objectifs réalistes. L’enfant a besoin d’avoir conscience exacte de ses potentialités réelles. La survalorisation  » ma fille est extrêmement douée au tennis, elle  intégrera une école sport étude » et la dévalorisation  » il ne comprend rien, je ne sais pas ce qu’il va réussir » sont aussi néfastes pour l’enfant. L’enfant doit être capable d’atteindre l’objectif fixé, et ce dernier ne doit pas être trop lointain dans le temps. Si le terme est  seulement dans un mois, découpez le  en plusieurs étapes et faites en un autre objectif, qui sera  intermédiaire, l’enfant a besoin de se rendre compte rapidement, sinon il se dira je ne sais pas faire.

Attention, parents, vos paroles et attitudes ont une valeur inestimable pour votre enfant, s’il  voit ou comprend que vous êtes déçu de son comportement, s’il n’a pas atteint l’objectif prévu, il en déduira vite qu’il ne vaut pas grand chose.

Et  il a besoin de  savoir qu’il a le droit d’être heureux !

Votre enfant, même très jeune, a des rêves, c’est normal et c’est avec cela qu’il va se construire. Il a besoin d’avoir des parents qui croient en lui, qui vont l’encourager et qui vont écouter ses désirs.

Les rêves des parents ne rendront pas les enfants heureux !

Laissez le faire ses petites expériences, « je veux faire du cirque », « je veux faire de la batterie ». En situation réelle, il verra de lui même si c’est fait pour lui. Et il pourra déterminer j’aime ou pas, et vous le verrez, si ses petits yeux pétillent !

Tenir compte de son style d’apprentissage pour l’orientation

Si le jeune ou l’adolescent se trouve dans la nécessité de toujours faire  beaucoup d’efforts dans son parcours scolaire ou étudiant pour un résultat moyen, tiendra t’il dans la durée ? Le découragement est il à prévoir ?

Si le jeune connaît la difficulté dans ses apprentissages et que seule sa motivation  le tient  pour atteindre les objectifs fixés. Il a peut être, seul fixé ses objectifs et il se dit qu’il doit les respecter.

Quand j’écris ce paragraphe, je me dis  » Est-ce que cela existe  » ?

Les  futurs bacheliers, ont jusqu’en mars pour faire leurs  choix d’orientation et les 3ème jusqu’en février. Il est temps d’y penser !

J’ai envie de leur dire :

Visez le métier qui vous intéresse, mais renseignez vous  sur la formation qui s’y attache. Pensez aux modalités qui vous sont proposées.

Vous choisissez la faculté et les amphithéatres, si vous êtes auditif, ce sera plus facile.

Vous souvenez vous des styles d’apprentissage ?  Si vous êtes auditif, visuel ou kinesthésique, vos apprentissages vont être facilités par des méthodologies différentes.

Adulte, j’ai suivi  une formation que je souhaitais fortement, à la faculté  pendant un an. Les cours  de la fac avaient pour moi beaucoup d’intérêts, heureusement !  Je suis kinesthésique, en fin de journée et encore en fin de semaine, je  me souvenais de peu de choses. Comme je ne voulais rien lâcher, je devais tout  synthétiser, résumer, faire des fiches, créer des dessins de ce qui était appris,  un travail important pour me souvenir. Et je peux vous confirmer, qu’il faut énormément de motivation pour être toujours dans l’effort.

Pour réussir il faudra  être capable de visualiser le but à atteindre pour faire autant d’efforts. Ce but à atteindre, il faut qu’il soit choisi par l’intéreressé, qu’il ne soit pas un souhait pris par défaut et surtout pas décidé par une tierce personne.

Aussi, bien connaître son style d’apprentissage est important pour savoir si les années d’apprentissage seront effectuées avec ou sans confort.

Les formations developpées autour d’écrits, qui s’appuient sur des dessins, des tableaux, des schémas favoriseront les visuels.

Les enseignants qui écrivent au tableau et qui vont fournir des documents écrits vont aider le travail du visuel

Les exercices de mise en pratique permettront au kinesthésique de bien mémoriser

L’auditif assimilera  bien  en écoutant seulement.  Et sa mémorisation s’effectuera de lectures et de questions.

Quand vous choisissez une école, mettez en face de vos caractéristiques en situation d’apprentissage, les contraintes qui vous seront imposées pendant la formation. Ceci vous permettra d’obtenir une idée sur les efforts que vous aurez à fournir.

Si vous ne savez pas à quelle catégorie vous appartenez, évaluez vous, il existe des tests gratuits  sur certains sites.

La confiance en soi

Votre enfant a confiance en lui .  Alors tout va bien ! sachant que le manque de confiance en soi  prive un individu d’une grande partie de ses capacités.

Comment se manifeste la confiance en soi

La confiance en soi permet de gagner en efficacité, en bien-être et en  autonomie  et particulièrement dans les apprentissages.

L’enfant, dans ce cas sera à son aise dans toutes les situations ; il ose parler, » il sait qu’il sait faire », les situations inconnues  le perturbent peu, il peut même aller au devant de l’inconnu, il est confiant et c’est un enfant épanoui.

L’enfant, l’adolescent, l’adulte qui a confiance en lui  bénéficiera d’une meilleure capacité à gérer des situations délicates. Pour l’enfant et l’adolescent, elles seront de nature de la compréhension, il ne paniquera pas  dans une situation difficile, devant un exercice compliqué, par exemple. L’étudiant et l’adulte  trouveront des solutions pour faire face à la surcharge de travail, et aux conflits.

Comment  récupérer la confiance en soi ?

Bien se connaître, avoir confiance en  ses capacités, et  être capable de se dire « je sais faire ça, mais aussi j’ai tel ou tel défaut mais je peux y pallier donc pas de souci, je gère », permet de reprendre confiance en ses capacités propres et valorise l ‘estime de soi.

N’oublions pas  de valoriser les enfants :

Reconnaître ses qualités, et valoriser un enfant pour ce qu’il est capable de faire, même si ses capacités primordiales ne sont pas scolaires.
L’intelligence n’existe pas qu’à l’école, chaque enfant est capable de faire plein choses. Il faut savoir le reconnaître.

Il va renaître doucement, il ne deviendra pas un enfant confiant du jour au lendemain. Apportez lui des preuves qu’il a réussi  quelque chose tous les jours.

Il a une meilleure note, même  peu significative : « c’est mieux, bravo ».

Il a fait un exercice seul : « bravo tu y arrives seul »

Il a fait un gâteau, il a mis une jolie table le week-end, il a aidé au jardinage, il a réparé son vélo, il a lavé la voiture familiale,….tout ce qui est bien fait ou mieux effectué  est à valoriser et c’est très souvent oublié.

Il constatera la valeur de son travail et son estime de lui  se rebâtira.

Pour les plus grands, il est bon de les laisser écrire  leurs propres réussites.

« Qu’as tu réussi ce mois ci, écris le et à chaque fois que tu te démoraliseras, tu le relis ? Il vous faudra peut être l’aider, il ne verra peut être pas les actions qui sont réussies et il a certainement besoin qu’on lui dise « c’est super « 

L’enfant en difficulté

Votre enfant a des difficultés scolaires, vous n’avez pas envie de le laisser se débattre seul, ou vous dire que l’école gérera.

Comment se comporte t’il ?

Il est violent, il ne veut pas communiquer,

Il se dit nul, Il dit qu’il ne comprend pas.

Il n’apprend pas ou plus ses leçons.

A quel moment a t’il laché ?

Quel a été le déclencheur ?

Voilà autant de questions qu’il faut se poser pour essayer de comprendre.

De quelle nature sont ses problèmes ?

La motivation n’est plus là : il n’apprend plus ses leçons ou il bâcle tout rapidement. Mais ce n’est pas un éléve avec des difficultés d’apprentissage visibles. Mais sait il pourquoi il apprend ? Est il dans un cursus qui l’intéresse ?

J’ai connu une situation similaire avec un de mes enfant, plus envie de ne rien apprendre au collège. L’entrée en apprentissage a résolu le problème. Le goût d’apprendre est revenu et les lacunes ont été comblées pour continuer son parcours vers les études supérieures mais toujours dans le cadre de l’alternance.

Des enfants et particulièrement des adolescents  ont besoin de sens pour continuer à apprendre, il leur faut du sens immédiatement, il n’ont pas tous la capacité de se dire « cela servira plus tard ».

Il n’a plus confiance en lui ? mais a t’il eu confiance en lui ? L’enfant qui peine depuis plusieurs annèes aura du mal à avoir confiance en lui.  L’enfant qui ne connaît pas les bonnes notes  va se dévaloriser automatiquement.

Un changement de classe ou d’école peut boulerverser aussi sa confiance en lui ; il avait des bonne notes et il ne les récupère plus

Quel estime de lui a t’il ? quels sont les retours  des adultes ?

Comment apprends t’il ? L’apprentissage est il quelque chose de particulièrement compliqué  pour lui ? Il  comprend difficilement, il lui faut plus de temps.

A t’il des problèmes de mémoire ? La mémorisation lui demande t’il beaucoup d’efforts, beaucoup trop d’effort à son goût ?

A t’il d’autres problèmes ?

Les changements dans la famille (le chômage, la maladie, un deuil  d’un proche, les séparations, la reconstitution de la famille)  perturbent aussi un enfant ou un adolescent et peuvent amener au décrochage scolaire.

Sont ils détectés et suivis par un spécialiste ?

Que faire ?

Rappeler le sens de ce qu’il apprend  peut se faire très tôt, mais au collège  c’est une phase très importante, il lui est demandé d’emmagasiner une masse d’informations sans toujours en voir l’utilité. Donnez lui des exemples et en particulier de votre vie personnelle et professionnelle, ce sera crédible, vous êtes sa référence.

Valoriser ce qu’il est capable de faire, même si les résultats sont minimes, vous pouvez lui redonner la confiance en lui.

Dans une émission de télé il y a quelques jours, j’ai noté qu’en Norvège, on valorisait  tous les savoir et les savoir-faire de chaque enfant, ce qui se traduisait par  des enfants  bien dans leur peau.

L’intelligence n’existe pas seulement à l’école. Quand il participe aux tâches familiales, montrez lui l’utilité des ses acquis en calcul, en français et autres matières.

Pour les problèmes plus spécifiques, comme  la dyslexie, les enfants doivent être  accompagnés le plus tôt possible dans leurs difficultés  par des spécialistes pour émettre un diagnostic puis un suivi comme médecin, psychologue, orthophoniste. Je reprendrai un message d’un orthophoniste « un enfant qui n’aime pas lire, c’est peut être qu’il éprouve des difficultés pour lire »

J’ai rencontré une jeune femme qui a obtenu  son BTS et pourtant elle possédait les troubles des 3 DYS -dyscalculie, dysorthographie, dyspraxie.  Elle a réussi grâce aux encouragements de ses parents, à leur ténacité,  à ses suivis rapprochés et prolongés  chez  l’orthophoniste.

Et je terminerai par l’exemple qu’Internet véhicule à mon grand bonheur en ce moment le cas de Yasmine, trisomique qui vient de décrocher son bac.