Prise de l’information

L’organisation d’un enfant ou d’un adulte peut dépendre aussi de son fonctionnement mental.

Pour être efficace, toutes nos actions doivent être traitées toujours  de la même manière, en trois étapes : nous prenons l’information, nous la traitons  et nous la restituons.

Prenons des exemples simples :

Pour faire un gâteau,  ou une recette de cuisine, il nous faudra prendre de l’information c’est à dire lire une  recette  puis une autre qui nous permettra de comparer, les comprendre en les analysant, et  se souvenir de ce qu’on vient de lire et de comprendre, ceci est la première étape.

La seconde étape consistera à se dire  » J’ai choisi de faire un cake, il me  faut de la farine, du sucre, de la levure, des oeufs, de l’huile et de la vanille » ai-je tous les ingédients ? je vais  mettre la préparation dans un moule à cake et  le cuire dans un four. Ai-je le  moule approprié pour le faire ? Ai-je le temps nécessaire pour la préparation et pour la cuisson si nous le mangeons dans 2 heures. Je vais  commencer par quoi : un récipient pour mettre les ingrédients, qui devront être mis  dans un ordre précis, pour obtenir un cake que déjà je visualise. Je suis capable de savoir  à quoi il va ressembler.

La troisième étape permettra  de se dire et de vérifier, » je suis en capacité de faire ce cake. J’ai  tous les ingrédients à ma disposition, le matériel, les ustensils et le temps nécessaire. Le choix de ce gâteau convient au goût de mes invités. »

Pour un enfant à l’école, il devra prendre les informations qui lui sont nécéssaires pour une consigne. Exemple, prenez votre cahier ou votre livre d’histoire, page 20 pour étudier Vercingetorix. C’est souvent ainsi que la consigne est donnée à l’école primaire. Les informations sont  déjà données dans  un ordre chronologique pour faciliter la prise d’information.

Pour l’éléve à partir du collège, l’information est sous entendue, je vais en salle d’histoire donc je vais faire de l’histoire c’est une déduction qui peut paraître évidente. Mais l’éléve qui n’a pas regardé son agenda et qui suit seulement  ses camarades, va arriver en cours sans savoir ce qu’il va y faire.

Quand il va arriver au stade de sortir son livre ou cahier, il n’aura pas les informations pour se mettre au travail rapidement et pour comprendre plus facilement. Cet éléve aura perdu du temps dans sa mise en route et sera en décalage dans les deux dernières étapes.

Si nous nous  limitons à regarder cet éléve, une conclusion rapide pourra être donnée « éléve lent »

Est-ce le vrai problème ?

Connaissez vous cette problématique ?

La confiance en soi

Votre enfant a confiance en lui .  Alors tout va bien ! sachant que le manque de confiance en soi  prive un individu d’une grande partie de ses capacités.

Comment se manifeste la confiance en soi

La confiance en soi permet de gagner en efficacité, en bien-être et en  autonomie  et particulièrement dans les apprentissages.

L’enfant, dans ce cas sera à son aise dans toutes les situations ; il ose parler, » il sait qu’il sait faire », les situations inconnues  le perturbent peu, il peut même aller au devant de l’inconnu, il est confiant et c’est un enfant épanoui.

L’enfant, l’adolescent, l’adulte qui a confiance en lui  bénéficiera d’une meilleure capacité à gérer des situations délicates. Pour l’enfant et l’adolescent, elles seront de nature de la compréhension, il ne paniquera pas  dans une situation difficile, devant un exercice compliqué, par exemple. L’étudiant et l’adulte  trouveront des solutions pour faire face à la surcharge de travail, et aux conflits.

Comment  récupérer la confiance en soi ?

Bien se connaître, avoir confiance en  ses capacités, et  être capable de se dire « je sais faire ça, mais aussi j’ai tel ou tel défaut mais je peux y pallier donc pas de souci, je gère », permet de reprendre confiance en ses capacités propres et valorise l ‘estime de soi.

N’oublions pas  de valoriser les enfants :

Reconnaître ses qualités, et valoriser un enfant pour ce qu’il est capable de faire, même si ses capacités primordiales ne sont pas scolaires.
L’intelligence n’existe pas qu’à l’école, chaque enfant est capable de faire plein choses. Il faut savoir le reconnaître.

Il va renaître doucement, il ne deviendra pas un enfant confiant du jour au lendemain. Apportez lui des preuves qu’il a réussi  quelque chose tous les jours.

Il a une meilleure note, même  peu significative : « c’est mieux, bravo ».

Il a fait un exercice seul : « bravo tu y arrives seul »

Il a fait un gâteau, il a mis une jolie table le week-end, il a aidé au jardinage, il a réparé son vélo, il a lavé la voiture familiale,….tout ce qui est bien fait ou mieux effectué  est à valoriser et c’est très souvent oublié.

Il constatera la valeur de son travail et son estime de lui  se rebâtira.

Pour les plus grands, il est bon de les laisser écrire  leurs propres réussites.

« Qu’as tu réussi ce mois ci, écris le et à chaque fois que tu te démoraliseras, tu le relis ? Il vous faudra peut être l’aider, il ne verra peut être pas les actions qui sont réussies et il a certainement besoin qu’on lui dise « c’est super « 

L’enfant en difficulté

Votre enfant a des difficultés scolaires, vous n’avez pas envie de le laisser se débattre seul, ou vous dire que l’école gérera.

Comment se comporte t’il ?

Il est violent, il ne veut pas communiquer,

Il se dit nul, Il dit qu’il ne comprend pas.

Il n’apprend pas ou plus ses leçons.

A quel moment a t’il laché ?

Quel a été le déclencheur ?

Voilà autant de questions qu’il faut se poser pour essayer de comprendre.

De quelle nature sont ses problèmes ?

La motivation n’est plus là : il n’apprend plus ses leçons ou il bâcle tout rapidement. Mais ce n’est pas un éléve avec des difficultés d’apprentissage visibles. Mais sait il pourquoi il apprend ? Est il dans un cursus qui l’intéresse ?

J’ai connu une situation similaire avec un de mes enfant, plus envie de ne rien apprendre au collège. L’entrée en apprentissage a résolu le problème. Le goût d’apprendre est revenu et les lacunes ont été comblées pour continuer son parcours vers les études supérieures mais toujours dans le cadre de l’alternance.

Des enfants et particulièrement des adolescents  ont besoin de sens pour continuer à apprendre, il leur faut du sens immédiatement, il n’ont pas tous la capacité de se dire « cela servira plus tard ».

Il n’a plus confiance en lui ? mais a t’il eu confiance en lui ? L’enfant qui peine depuis plusieurs annèes aura du mal à avoir confiance en lui.  L’enfant qui ne connaît pas les bonnes notes  va se dévaloriser automatiquement.

Un changement de classe ou d’école peut boulerverser aussi sa confiance en lui ; il avait des bonne notes et il ne les récupère plus

Quel estime de lui a t’il ? quels sont les retours  des adultes ?

Comment apprends t’il ? L’apprentissage est il quelque chose de particulièrement compliqué  pour lui ? Il  comprend difficilement, il lui faut plus de temps.

A t’il des problèmes de mémoire ? La mémorisation lui demande t’il beaucoup d’efforts, beaucoup trop d’effort à son goût ?

A t’il d’autres problèmes ?

Les changements dans la famille (le chômage, la maladie, un deuil  d’un proche, les séparations, la reconstitution de la famille)  perturbent aussi un enfant ou un adolescent et peuvent amener au décrochage scolaire.

Sont ils détectés et suivis par un spécialiste ?

Que faire ?

Rappeler le sens de ce qu’il apprend  peut se faire très tôt, mais au collège  c’est une phase très importante, il lui est demandé d’emmagasiner une masse d’informations sans toujours en voir l’utilité. Donnez lui des exemples et en particulier de votre vie personnelle et professionnelle, ce sera crédible, vous êtes sa référence.

Valoriser ce qu’il est capable de faire, même si les résultats sont minimes, vous pouvez lui redonner la confiance en lui.

Dans une émission de télé il y a quelques jours, j’ai noté qu’en Norvège, on valorisait  tous les savoir et les savoir-faire de chaque enfant, ce qui se traduisait par  des enfants  bien dans leur peau.

L’intelligence n’existe pas seulement à l’école. Quand il participe aux tâches familiales, montrez lui l’utilité des ses acquis en calcul, en français et autres matières.

Pour les problèmes plus spécifiques, comme  la dyslexie, les enfants doivent être  accompagnés le plus tôt possible dans leurs difficultés  par des spécialistes pour émettre un diagnostic puis un suivi comme médecin, psychologue, orthophoniste. Je reprendrai un message d’un orthophoniste « un enfant qui n’aime pas lire, c’est peut être qu’il éprouve des difficultés pour lire »

J’ai rencontré une jeune femme qui a obtenu  son BTS et pourtant elle possédait les troubles des 3 DYS -dyscalculie, dysorthographie, dyspraxie.  Elle a réussi grâce aux encouragements de ses parents, à leur ténacité,  à ses suivis rapprochés et prolongés  chez  l’orthophoniste.

Et je terminerai par l’exemple qu’Internet véhicule à mon grand bonheur en ce moment le cas de Yasmine, trisomique qui vient de décrocher son bac.