L’enfant en difficulté

Votre enfant a des difficultés scolaires, vous n’avez pas envie de le laisser se débattre seul, ou vous dire que l’école gérera.

Comment se comporte t’il ?

Il est violent, il ne veut pas communiquer,

Il se dit nul, Il dit qu’il ne comprend pas.

Il n’apprend pas ou plus ses leçons.

A quel moment a t’il laché ?

Quel a été le déclencheur ?

Voilà autant de questions qu’il faut se poser pour essayer de comprendre.

De quelle nature sont ses problèmes ?

La motivation n’est plus là : il n’apprend plus ses leçons ou il bâcle tout rapidement. Mais ce n’est pas un éléve avec des difficultés d’apprentissage visibles. Mais sait il pourquoi il apprend ? Est il dans un cursus qui l’intéresse ?

J’ai connu une situation similaire avec un de mes enfant, plus envie de ne rien apprendre au collège. L’entrée en apprentissage a résolu le problème. Le goût d’apprendre est revenu et les lacunes ont été comblées pour continuer son parcours vers les études supérieures mais toujours dans le cadre de l’alternance.

Des enfants et particulièrement des adolescents  ont besoin de sens pour continuer à apprendre, il leur faut du sens immédiatement, il n’ont pas tous la capacité de se dire « cela servira plus tard ».

Il n’a plus confiance en lui ? mais a t’il eu confiance en lui ? L’enfant qui peine depuis plusieurs annèes aura du mal à avoir confiance en lui.  L’enfant qui ne connaît pas les bonnes notes  va se dévaloriser automatiquement.

Un changement de classe ou d’école peut boulerverser aussi sa confiance en lui ; il avait des bonne notes et il ne les récupère plus

Quel estime de lui a t’il ? quels sont les retours  des adultes ?

Comment apprends t’il ? L’apprentissage est il quelque chose de particulièrement compliqué  pour lui ? Il  comprend difficilement, il lui faut plus de temps.

A t’il des problèmes de mémoire ? La mémorisation lui demande t’il beaucoup d’efforts, beaucoup trop d’effort à son goût ?

A t’il d’autres problèmes ?

Les changements dans la famille (le chômage, la maladie, un deuil  d’un proche, les séparations, la reconstitution de la famille)  perturbent aussi un enfant ou un adolescent et peuvent amener au décrochage scolaire.

Sont ils détectés et suivis par un spécialiste ?

Que faire ?

Rappeler le sens de ce qu’il apprend  peut se faire très tôt, mais au collège  c’est une phase très importante, il lui est demandé d’emmagasiner une masse d’informations sans toujours en voir l’utilité. Donnez lui des exemples et en particulier de votre vie personnelle et professionnelle, ce sera crédible, vous êtes sa référence.

Valoriser ce qu’il est capable de faire, même si les résultats sont minimes, vous pouvez lui redonner la confiance en lui.

Dans une émission de télé il y a quelques jours, j’ai noté qu’en Norvège, on valorisait  tous les savoir et les savoir-faire de chaque enfant, ce qui se traduisait par  des enfants  bien dans leur peau.

L’intelligence n’existe pas seulement à l’école. Quand il participe aux tâches familiales, montrez lui l’utilité des ses acquis en calcul, en français et autres matières.

Pour les problèmes plus spécifiques, comme  la dyslexie, les enfants doivent être  accompagnés le plus tôt possible dans leurs difficultés  par des spécialistes pour émettre un diagnostic puis un suivi comme médecin, psychologue, orthophoniste. Je reprendrai un message d’un orthophoniste « un enfant qui n’aime pas lire, c’est peut être qu’il éprouve des difficultés pour lire »

J’ai rencontré une jeune femme qui a obtenu  son BTS et pourtant elle possédait les troubles des 3 DYS -dyscalculie, dysorthographie, dyspraxie.  Elle a réussi grâce aux encouragements de ses parents, à leur ténacité,  à ses suivis rapprochés et prolongés  chez  l’orthophoniste.

Et je terminerai par l’exemple qu’Internet véhicule à mon grand bonheur en ce moment le cas de Yasmine, trisomique qui vient de décrocher son bac.

Le temps des premières révisions !

Mi-octobre,  déjà plus d’un mois  que la rentrée scolaire est commencée.

Vous souvenez vous qu’il est souhaitable pour un scolaire ou étudiant  de réviser ses leçons, le lendemain, puis une semaine après, et encore un mois plus tard.  Nous y voilà, le  terme est arrivé, votre enfant a déjà un mois de cours derrière lui. Pensez à le faire relire ce qu’il a vu les premieres semaines. Le bénéfice de ce travail sera très visible, et surtout   s’il  y a un examen à la fin de l’année scolaire. Retrouvez l’article pour réviser  : http://comment-apprends-tu.com/index.php/2017/09/19/relire-lecons/

 

S’il n’a pas commencé à faire ses schémas  c’est à dire les cartes heuristiques , invitez le à se mettre à jour Vous pouvez voir la construction des cartes ici :    http://comment-apprends-tu.com/index.php/2017/10/05/a-utiliser-par-tous/

Il révisera, il synthétisera et pour ses prochaines  révisions  au lieu de relire trois à quatre pages, il aura un schéma. Le gain de temps et d’énergie  sera  évident.

Dans ses schémas, il peut se permettre de mettre des  » Pourquoi, Comment, « , il pourra s’interpeller et mieux mémoriser

Et pour ce qui s’apprend par coeur, les tables, les dates historiques, les formules de maths, de science les flash cards sont particulièrement efficaces. Voici une manière d’apprendre en jouant  : http://comment-apprends-tu.com/index.php/2017/10/11/plaisir-apprenant/

Si ces quatre éléments sont mis en place, les révisions de fin de mois sont très vite faites ! Voilà un mobile à  rappeler. Un peu de travail en amont  et hop  vite fait, bien fait, les révisions sont effectuées.

Si ce n’est pas le cas : profitez des vacances qui arrivent  pour l’inciter à les faire et ensuite, et  prenez le temps de jouer ?  Vous et votre enfant allez voir facilement si certaines matières ne sont pas comprises ou acquises mais  tout doit rester léger.

Révisions = rapidité

Révisions = facilité

PS : Si vous avez vos petits-enfants  pour ces vacances, s’ils ne  connaissent les cartes pour les multiplications et additions. Voilà un bon moyen de les occuper les jours de pluie : découpage, coloriage, peinture  pour fabriquer les cartes et un peu plus tard tout le monde joue et c’est bon pour tous , on joue avec sa mémoire. et Bonnes vacances  !

Comment apprendre ses leçons ?

Bien commencer l’année scolaire en apprenant plus facilement ses leçons.

Apprendre ses leçons ce n’est pas très drôle, surtout quand votre enfant vous dit « je n’aime pas ça », « je n’y arrive pas » ou « je ne retiens pas ».
Alors, donnez lui une méthode qui va pas lui paraître moins fastidieuse.

Ok, pour vous parents, un peu d’investissement temps de votre part est nécessaire.
En ce début de semaine, reprenez avec lui, s’il est en primaire, ce qu’il a fait la veille.
Le mardi, « si tu relisais ce que tu as appris ce lundi, et tu vas voir c’est rapide »
S’il est au collège, dites lui que vous avez vu sur internet que pour apprendre plus facilement, il suffisait de relire ce que on a appris la veille et de recommencer en fin de semaine puis un mois après.
Rappelez lui que cette lecture sera brève !
Expliquez lui pourquoi :
Nous oublions ce que nous apprenons, aussi pour intégrer nos connaissances nous devons les réactiver, c’est à dire avec des relectures, des révisions. Cette réactivation de connaissances doit être brève et facilitée par des schémas.
Après chaque réactivation, l’oubli se fera plus lentement et plus partiellement.
D’autres réactivations sont conseillées 6 mois, puis un an plus tard.

Pourquoi ?
– Notre mémoire est un peu comme ces photos qui jaunissent, elles perdent leurs détails avec le temps.
– Mais nous avons la possibilité de « raviver » en permanence les couleurs. profitons en !
– Statistiquement et selon les personnes, 80% des détails sont oubliés 24 Heures après la fin de l’apprentissage
– L’intégration des connaissances dans la durée passe par des réactivations, c’est à dire des relectures, des révisions.
– Ne pas réactiver ses connaissances conduit à l’oubli. La conséquence engendre souvent un découragement, et certains enfants ne prennent plus de plaisir à apprendre.

PS : méthode efficace pour les enfants, mais aussi pour les adultes en formation.