A t’il assez de vocabulaire

Un  vocabulaire abondant et approprié permet d’entretenir  la mémoire, et particulièrement de favoriser son bon fonctionnement, d’où l’importance d’aider un enfant  à acquérir du vocabulaire.

Les termes verbaux  adaptés sont indispensables aux trois actes mentaux :  la prise d’information, le traitement et à la restitution. Ils permettent de  distinguer plus favorablement, de décrire, de comparer, d’être plus précis, autant d’éléments  aidant la compréhension à la prise d’information

Un vocabulaire riche favorisera la compréhension de l’enfant.

Dans cette première phase, l’absence du code verbal risque de réduire la quantité et la qualité de l’information recueillie.

A la lecture d’une consigne, si une majorité des mots utilisés ou même quelques mots  ne sont pas connus, il semble évident qu’elle ne peut pas être comprise entièrement. Or, quand j’évoque le terme de consigne, il peut s’agir d’un ordre de faire quelque chose, d’une directive, d’une recommandation ou d’une instruction.Cette consigne souvent  écrite peut être aussi orale. La mémoire intervient à ce stade, elle permet de se souvenir des principaux éléments du sujet traité. Mais avec un  vocabulaire  trop restreint, un mot peut être utilisé pour  un autre, la mémorisation peut s’effectuer de manière  érronée, ou  ne pas se faire  tout simplement. Sans lien, avec ce qui est déjà appris, l’information à mémoriser peut passer inaperçue, sachant qu’il est nécessaire  de réactiver la mémoire avec des mots et des questions ouvertes.

Au stade du traitement de l’information, les mots provoquent  le va et vient  entre les mémoires, sensorielle, courte et  mémoire longue. Les mots et les phrases permettent de  faire renaître  et puiser des informations  dans des connaissances acquises. D’autre part, l’absence du code verbal affaiblit la capacité à généraliser, capacité qui nous permet de faire des déductions

Au stade de la restitution de l’information, l’existence des codes verbaux permet l’emploi de relations plus complexes, facilite la compréhension et la communication

L’enfant comme l’adulte a besoin d’un vocabulaire fourni, pour mieux comprendre, mieux  réfléchir, et bien communiquer.

Comment s’y prendre en fonction de son style

Si je ne connais pas  les spécificités de mon style d’apprentissage, je ne peux pas adapter la méthode qui me facilite le travail !

Quelles stratégies d’apprentissage, un enfant ou un adulte en formation, doit il adopter pour être efficace   ?

Pour le visuel :

– Prendre des notes de ce qui se dit et  de ce qui est lu

– Utiliser des cartes heuristiques pour apprendre et mémoriser les connaissances

– Faire une liste de ce qu’il a appris

– Utiliser des graphiques, des tableaux et des schémas pour comprendre les concepts

– Se faire une image mentale des mots, des idées, pour améliorer sa mémoire

– L’enseignant qui écrit au tableau et qui fournit des documents écrits favorise le travail du visuel

– Il est souhaitable d’envisager de renforcer ses compétences en écoute, c’est à dire faire  travailler le cerveau gauche

Pour le kinesthésique :.

– Prendre des notes de ce qu’il entend et de ce qu’il lit

– Surligner, mettre en surbrillance les faits importants de ce qu’il apprend

– Créer un résumé de ce qui est appris

– Créer des fiches descriptives

– Suivre une série de directives et mettre en pratique  si possible ce qui est appris

– Construire un modèle, un dessin  de ce qui est appris

– Créer des exercices ou des mouvements  physiques qui peuvent être associés à des mots, des idées et des concepts

Pour l’auditif :

– Prendre des notes détaillées après avoir lu et relu les documents

– Lire et relire les notes et textes à voix haute sinon à voix basse

– Préparer des questions, sur ce qui est appris et répondre oralement

– Expliquer ce qui est appris à d’autres personnes

– Envisager de renforcer ses compétences en lecture c’est à dire faire fonctionner le  cerveau droit.

Les méthodes ne sont pas identiques pour les uns et pour les autres. Donnez lui les consignes adaptées à son fonctionnement. Vous, parents, ce qui vous concerne, ce sont les révisions et les apprentissages qui doivent être effectués  à la maison. Vous avez bien compris qu’un kinesthésique  devra beaucoup plus écrire, que les autres pour mémoriser. Si votre enfant fait partie des 10 à 15 % de la population qui sont kinesthésiques, expliquez lui, pour qu’il ne se sente pas inférieur et moins bon que ses camarades.

Personnellement, je suis kinesthésique, j’ai du admettre que je mémorisais seulement en écrivant, ce qui m’a toujours demandé beaucoup plus de travail que mes copains de classe tout au long de ma scolarité et de ma vie d’adulte quand j’ai repris des formations. Ne l’oubliez pas, si c’est cas.

Prise de l’information

L’organisation d’un enfant ou d’un adulte peut dépendre aussi de son fonctionnement mental.

Pour être efficace, toutes nos actions doivent être traitées toujours  de la même manière, en trois étapes : nous prenons l’information, nous la traitons  et nous la restituons.

Prenons des exemples simples :

Pour faire un gâteau,  ou une recette de cuisine, il nous faudra prendre de l’information c’est à dire lire une  recette  puis une autre qui nous permettra de comparer, les comprendre en les analysant, et  se souvenir de ce qu’on vient de lire et de comprendre, ceci est la première étape.

La seconde étape consistera à se dire  » J’ai choisi de faire un cake, il me  faut de la farine, du sucre, de la levure, des oeufs, de l’huile et de la vanille » ai-je tous les ingédients ? je vais  mettre la préparation dans un moule à cake et  le cuire dans un four. Ai-je le  moule approprié pour le faire ? Ai-je le temps nécessaire pour la préparation et pour la cuisson si nous le mangeons dans 2 heures. Je vais  commencer par quoi : un récipient pour mettre les ingrédients, qui devront être mis  dans un ordre précis, pour obtenir un cake que déjà je visualise. Je suis capable de savoir  à quoi il va ressembler.

La troisième étape permettra  de se dire et de vérifier, » je suis en capacité de faire ce cake. J’ai  tous les ingrédients à ma disposition, le matériel, les ustensils et le temps nécessaire. Le choix de ce gâteau convient au goût de mes invités. »

Pour un enfant à l’école, il devra prendre les informations qui lui sont nécéssaires pour une consigne. Exemple, prenez votre cahier ou votre livre d’histoire, page 20 pour étudier Vercingetorix. C’est souvent ainsi que la consigne est donnée à l’école primaire. Les informations sont  déjà données dans  un ordre chronologique pour faciliter la prise d’information.

Pour l’éléve à partir du collège, l’information est sous entendue, je vais en salle d’histoire donc je vais faire de l’histoire c’est une déduction qui peut paraître évidente. Mais l’éléve qui n’a pas regardé son agenda et qui suit seulement  ses camarades, va arriver en cours sans savoir ce qu’il va y faire.

Quand il va arriver au stade de sortir son livre ou cahier, il n’aura pas les informations pour se mettre au travail rapidement et pour comprendre plus facilement. Cet éléve aura perdu du temps dans sa mise en route et sera en décalage dans les deux dernières étapes.

Si nous nous  limitons à regarder cet éléve, une conclusion rapide pourra être donnée « éléve lent »

Est-ce le vrai problème ?

Connaissez vous cette problématique ?

problèmes de confiance en soi

Les problèmes liès au manque de confiance en soi sont nombreux et certaines personnes n’arrivent pas à les surmonter.

Connaissez vous  quelques astuces efficaces pour améliorer la confiance en soi ?

Heureusement,  voilà des exercices simples et efficaces :

Apprendre à s’apprécier physiquement  :  L’apparence physique est souvent liée au  manque de confiance en soi. Mettez dans votre intérieur, bien accessible pour vous, une photo  que vous aimez, que vous puissiez apprécier votre beau sourire, vos beaux yeux,  une belle tenue,  ou vous souvenir d’une situation qui vous a rendu heureux

Savoir se mettre en valeur :  Choisissez des vêtements et une coiffure  qui vous valorisent et que vous aimez. Pensez à vous regarder  dans le miroir le matin,  appréciez ce moment, il vous fera du bien.

Améliorer sa confiance en soi passe aussi par le fait de changer de regard que l’on pose sur ses actions et ses capacités

Lister ses  réussites :   Les échecs,  vous  y pensez un peu trop, laissez les de côté et  reconnaissez  ce que vous faites de bien. Prenez une feuille et un crayon, notez  tout ce vous avez fait  et même des petites choses et en relisant, vous verrez ce dont vous êtes capable. Ceci  s’adapte à votre univers personnel et professionnel. Ex : vous êtes membre d’une association et vous participez aux activités, c’est une première,un tableau vous a été demandé sur Excel, dans votre entreprise  et vous l’avez réalisé avec brio, ou  vous préparez les repas de votre famille, vous avez reçu des amis à dîner vous avez été félicité pour un plat succulent, ou vous aidez vos enfants dans leurs devoirs à la maison. .

Etre conscient de ses qualités ;  Connaissez  vous bien  vos qualités ?  listez les ! Vous êtes aimable, curieux, fidèle, humble, intelligent, sage, spontané, courageux, combatif, drôle, …..

Connaître ses faiblesses : Connaître  ses défauts permet de les  modifier et s’améliorer  par de petites touches.Il s’agit de se donner des petites tâches qui vont amoindrir les faiblesses. Exemple : Vous ne intéressez  pas à l’actualité, vous n’êtes pas très curieux, désormais vous pouvez prendre connaissance d’ un évênement par jour sur un média à votre convenance. Vous n’allez pas vers les autres pour ouvrir une conversation, vous allez vous engager à dire » bonjour » à 2 ou 3 personnes par jour pendant 15 jours,

Quand les réussites, qualités et faiblesses sont répertoriées, il est plus facile de se  connaître mieux et de pouvoir renforcer ses compétences pour devenir plus performant dans une spécialité.

Ex : Si vous jouez d’un instrument instinctivement, vous pouvez enrichir votre culture musicale.  Accroitre son expertise  dans un domaine c’est à dire progresser en montant en compétences permet  de gagner en confiance dans ce domaine et le capital confiance alimente les autres domaines de savoir-faire et modifie le comportement général. Mais, mettez vous  des objectifs atteignables.

Penser positif  et positiver au quotidien : Le fait  de se repéter des phrases positives plusieurs fois par jour par exemple  » je vais réussir » ou « je suis le meilleur » et de se le dire,  d’après la méthode Coué,  donne un ordre à votre subconscient  et d’y croire. Tous les jours, faites un état de vos bonnes choses réalisées. Soyez content de vous, en voyant ce que vous avez effectué chaque journée.

Transformer  sa peur : Vous angoissez  quand vous retrouvez dans une situation inconnue ou nouvelle. Pensez à vos réussites, vous avez certainement réalisé plus difficile. Dites vous que vous allez réussir, c’est un ordre que vous devez donner à votre cerveau. Si votre coeur s’emballe, pensez à pratiquer la cohérence cardiaque.

D’habitude  je m’adresse à vous pour votre enfant , mais aujourd’hui je viens vers vous d’abord. Avez vous confiance en vous ?

Et si votre enfant n’a pas  confiance en lui, aidez le à mettre ces astuces en place ?

confiance en soi pour les plus jeunes

C’est dans notre enfance  que se consolide ou non notre confiance face à la vie. L’attitude des parents est bien sûr déterminante, en bien ou en mal. Donner aux plus jeunes, à ces bambins qui sont  en maternelle ou en début de primaire, la confiance en soi  pour devenir, grandissants bien dans leur peau puis des jeunes et adultes épanouis.

La confiance en soi passe par croire en soi, avoir conscience de sa valeur,  et savoir qu’on a le droit d’être heureux est une nécessité pour qui aspire à oser prendre en main son destin.
Comment croire en soi pour un enfant de  4 à 7 ans ?
Il ne peut à cet âge voir ses réussites par lui-même, et là, le rôle de ses parents  s’impose pour les lui montrer.
Les réussites d’un tout jeune sont des choses toutes simples :
Il a chanté devant ses copains à l’école maternelle, il s’est fait de nouveaux amis, il a  rendu un petit service à un copain, à la maison il a mis les couverts en s’appliquant pour faire une jolie table. Il a  fait de beaux dessins, il n’a pas débordé du cadre.
Comment  peut il avoir conscience de sa valeur ?
Un enfant de 4, 5 ans a besoin d’être valorisé pour comprendre qu’il sait faire quelque chose et qu’il saura faire quelque chose qu »il ne connaît pas.
Il faut toujours lui montrer ce qu’il sait faire et lui montrer qu’il a progressé dans tous les domaines. Sa vie ne s’arrête pas à l’école !

Par exemple :

 » tu arrives à faire du vélo bravo ! ce que je te demande n’est pas plus difficile . »

Aidez  le  à progresser à son rythme avec des objectifs réalistes. L’enfant a besoin d’avoir conscience exacte de ses potentialités réelles. La survalorisation  » ma fille est extrêmement douée au tennis, elle  intégrera une école sport étude » et la dévalorisation  » il ne comprend rien, je ne sais pas ce qu’il va réussir » sont aussi néfastes pour l’enfant. L’enfant doit être capable d’atteindre l’objectif fixé, et ce dernier ne doit pas être trop lointain dans le temps. Si le terme est  seulement dans un mois, découpez le  en plusieurs étapes et faites en un autre objectif, qui sera  intermédiaire, l’enfant a besoin de se rendre compte rapidement, sinon il se dira je ne sais pas faire.

Attention, parents, vos paroles et attitudes ont une valeur inestimable pour votre enfant, s’il  voit ou comprend que vous êtes déçu de son comportement, s’il n’a pas atteint l’objectif prévu, il en déduira vite qu’il ne vaut pas grand chose.

Et  il a besoin de  savoir qu’il a le droit d’être heureux !

Votre enfant, même très jeune, a des rêves, c’est normal et c’est avec cela qu’il va se construire. Il a besoin d’avoir des parents qui croient en lui, qui vont l’encourager et qui vont écouter ses désirs.

Les rêves des parents ne rendront pas les enfants heureux !

Laissez le faire ses petites expériences, « je veux faire du cirque », « je veux faire de la batterie ». En situation réelle, il verra de lui même si c’est fait pour lui. Et il pourra déterminer j’aime ou pas, et vous le verrez, si ses petits yeux pétillent !

Tenir compte de son style d’apprentissage pour l’orientation

Si le jeune ou l’adolescent se trouve dans la nécessité de toujours faire  beaucoup d’efforts dans son parcours scolaire ou étudiant pour un résultat moyen, tiendra t’il dans la durée ? Le découragement est il à prévoir ?

Si le jeune connaît la difficulté dans ses apprentissages et que seule sa motivation  le tient  pour atteindre les objectifs fixés. Il a peut être, seul fixé ses objectifs et il se dit qu’il doit les respecter.

Quand j’écris ce paragraphe, je me dis  » Est-ce que cela existe  » ?

Les  futurs bacheliers, ont jusqu’en mars pour faire leurs  choix d’orientation et les 3ème jusqu’en février. Il est temps d’y penser !

J’ai envie de leur dire :

Visez le métier qui vous intéresse, mais renseignez vous  sur la formation qui s’y attache. Pensez aux modalités qui vous sont proposées.

Vous choisissez la faculté et les amphithéatres, si vous êtes auditif, ce sera plus facile.

Vous souvenez vous des styles d’apprentissage ?  Si vous êtes auditif, visuel ou kinesthésique, vos apprentissages vont être facilités par des méthodologies différentes.

Adulte, j’ai suivi  une formation que je souhaitais fortement, à la faculté  pendant un an. Les cours  de la fac avaient pour moi beaucoup d’intérêts, heureusement !  Je suis kinesthésique, en fin de journée et encore en fin de semaine, je  me souvenais de peu de choses. Comme je ne voulais rien lâcher, je devais tout  synthétiser, résumer, faire des fiches, créer des dessins de ce qui était appris,  un travail important pour me souvenir. Et je peux vous confirmer, qu’il faut énormément de motivation pour être toujours dans l’effort.

Pour réussir il faudra  être capable de visualiser le but à atteindre pour faire autant d’efforts. Ce but à atteindre, il faut qu’il soit choisi par l’intéreressé, qu’il ne soit pas un souhait pris par défaut et surtout pas décidé par une tierce personne.

Aussi, bien connaître son style d’apprentissage est important pour savoir si les années d’apprentissage seront effectuées avec ou sans confort.

Les formations developpées autour d’écrits, qui s’appuient sur des dessins, des tableaux, des schémas favoriseront les visuels.

Les enseignants qui écrivent au tableau et qui vont fournir des documents écrits vont aider le travail du visuel

Les exercices de mise en pratique permettront au kinesthésique de bien mémoriser

L’auditif assimilera  bien  en écoutant seulement.  Et sa mémorisation s’effectuera de lectures et de questions.

Quand vous choisissez une école, mettez en face de vos caractéristiques en situation d’apprentissage, les contraintes qui vous seront imposées pendant la formation. Ceci vous permettra d’obtenir une idée sur les efforts que vous aurez à fournir.

Si vous ne savez pas à quelle catégorie vous appartenez, évaluez vous, il existe des tests gratuits  sur certains sites.

La confiance en soi

Votre enfant a confiance en lui .  Alors tout va bien ! sachant que le manque de confiance en soi  prive un individu d’une grande partie de ses capacités.

Comment se manifeste la confiance en soi

La confiance en soi permet de gagner en efficacité, en bien-être et en  autonomie  et particulièrement dans les apprentissages.

L’enfant, dans ce cas sera à son aise dans toutes les situations ; il ose parler, » il sait qu’il sait faire », les situations inconnues  le perturbent peu, il peut même aller au devant de l’inconnu, il est confiant et c’est un enfant épanoui.

L’enfant, l’adolescent, l’adulte qui a confiance en lui  bénéficiera d’une meilleure capacité à gérer des situations délicates. Pour l’enfant et l’adolescent, elles seront de nature de la compréhension, il ne paniquera pas  dans une situation difficile, devant un exercice compliqué, par exemple. L’étudiant et l’adulte  trouveront des solutions pour faire face à la surcharge de travail, et aux conflits.

Comment  récupérer la confiance en soi ?

Bien se connaître, avoir confiance en  ses capacités, et  être capable de se dire « je sais faire ça, mais aussi j’ai tel ou tel défaut mais je peux y pallier donc pas de souci, je gère », permet de reprendre confiance en ses capacités propres et valorise l ‘estime de soi.

N’oublions pas  de valoriser les enfants :

Reconnaître ses qualités, et valoriser un enfant pour ce qu’il est capable de faire, même si ses capacités primordiales ne sont pas scolaires.
L’intelligence n’existe pas qu’à l’école, chaque enfant est capable de faire plein choses. Il faut savoir le reconnaître.

Il va renaître doucement, il ne deviendra pas un enfant confiant du jour au lendemain. Apportez lui des preuves qu’il a réussi  quelque chose tous les jours.

Il a une meilleure note, même  peu significative : « c’est mieux, bravo ».

Il a fait un exercice seul : « bravo tu y arrives seul »

Il a fait un gâteau, il a mis une jolie table le week-end, il a aidé au jardinage, il a réparé son vélo, il a lavé la voiture familiale,….tout ce qui est bien fait ou mieux effectué  est à valoriser et c’est très souvent oublié.

Il constatera la valeur de son travail et son estime de lui  se rebâtira.

Pour les plus grands, il est bon de les laisser écrire  leurs propres réussites.

« Qu’as tu réussi ce mois ci, écris le et à chaque fois que tu te démoraliseras, tu le relis ? Il vous faudra peut être l’aider, il ne verra peut être pas les actions qui sont réussies et il a certainement besoin qu’on lui dise « c’est super « 

L’enfant en difficulté

Votre enfant a des difficultés scolaires, vous n’avez pas envie de le laisser se débattre seul, ou vous dire que l’école gérera.

Comment se comporte t’il ?

Il est violent, il ne veut pas communiquer,

Il se dit nul, Il dit qu’il ne comprend pas.

Il n’apprend pas ou plus ses leçons.

A quel moment a t’il laché ?

Quel a été le déclencheur ?

Voilà autant de questions qu’il faut se poser pour essayer de comprendre.

De quelle nature sont ses problèmes ?

La motivation n’est plus là : il n’apprend plus ses leçons ou il bâcle tout rapidement. Mais ce n’est pas un éléve avec des difficultés d’apprentissage visibles. Mais sait il pourquoi il apprend ? Est il dans un cursus qui l’intéresse ?

J’ai connu une situation similaire avec un de mes enfant, plus envie de ne rien apprendre au collège. L’entrée en apprentissage a résolu le problème. Le goût d’apprendre est revenu et les lacunes ont été comblées pour continuer son parcours vers les études supérieures mais toujours dans le cadre de l’alternance.

Des enfants et particulièrement des adolescents  ont besoin de sens pour continuer à apprendre, il leur faut du sens immédiatement, il n’ont pas tous la capacité de se dire « cela servira plus tard ».

Il n’a plus confiance en lui ? mais a t’il eu confiance en lui ? L’enfant qui peine depuis plusieurs annèes aura du mal à avoir confiance en lui.  L’enfant qui ne connaît pas les bonnes notes  va se dévaloriser automatiquement.

Un changement de classe ou d’école peut boulerverser aussi sa confiance en lui ; il avait des bonne notes et il ne les récupère plus

Quel estime de lui a t’il ? quels sont les retours  des adultes ?

Comment apprends t’il ? L’apprentissage est il quelque chose de particulièrement compliqué  pour lui ? Il  comprend difficilement, il lui faut plus de temps.

A t’il des problèmes de mémoire ? La mémorisation lui demande t’il beaucoup d’efforts, beaucoup trop d’effort à son goût ?

A t’il d’autres problèmes ?

Les changements dans la famille (le chômage, la maladie, un deuil  d’un proche, les séparations, la reconstitution de la famille)  perturbent aussi un enfant ou un adolescent et peuvent amener au décrochage scolaire.

Sont ils détectés et suivis par un spécialiste ?

Que faire ?

Rappeler le sens de ce qu’il apprend  peut se faire très tôt, mais au collège  c’est une phase très importante, il lui est demandé d’emmagasiner une masse d’informations sans toujours en voir l’utilité. Donnez lui des exemples et en particulier de votre vie personnelle et professionnelle, ce sera crédible, vous êtes sa référence.

Valoriser ce qu’il est capable de faire, même si les résultats sont minimes, vous pouvez lui redonner la confiance en lui.

Dans une émission de télé il y a quelques jours, j’ai noté qu’en Norvège, on valorisait  tous les savoir et les savoir-faire de chaque enfant, ce qui se traduisait par  des enfants  bien dans leur peau.

L’intelligence n’existe pas seulement à l’école. Quand il participe aux tâches familiales, montrez lui l’utilité des ses acquis en calcul, en français et autres matières.

Pour les problèmes plus spécifiques, comme  la dyslexie, les enfants doivent être  accompagnés le plus tôt possible dans leurs difficultés  par des spécialistes pour émettre un diagnostic puis un suivi comme médecin, psychologue, orthophoniste. Je reprendrai un message d’un orthophoniste « un enfant qui n’aime pas lire, c’est peut être qu’il éprouve des difficultés pour lire »

J’ai rencontré une jeune femme qui a obtenu  son BTS et pourtant elle possédait les troubles des 3 DYS -dyscalculie, dysorthographie, dyspraxie.  Elle a réussi grâce aux encouragements de ses parents, à leur ténacité,  à ses suivis rapprochés et prolongés  chez  l’orthophoniste.

Et je terminerai par l’exemple qu’Internet véhicule à mon grand bonheur en ce moment le cas de Yasmine, trisomique qui vient de décrocher son bac.

Connaît il son style d’apprentissage ?

Un style d’apprentissage correspond à un mode personnel de saisie et de traitement de l’information, autrement dit, comment s’y prend t’on pour apprendre. Quelle est la modalité qui me permet d’apprendre plus facilement ?

Il est essentiel de repérer la façon d’apprendre propre à chacun de nous. Cela permet d’utiliser les méthodes les plus appropriées pour intégrer et faire sienne la connaissance.

Pour arriver au cerveau, l’information peut emprunter 3 voies différentes. La plupart d’entre nous privilégie une des trois voies. Celle-ci devient une véritable autoroute où l’information circule de manière fluide et les deux autres voies que nous pouvons comparer  aux routes nationales ou  départementales, peut-être même des chemins escarpés, sur lesquels l’information  va difficilement et lentement au but prévu.

L’information peut arriver au cerveau par la vue, l’ouie, et le toucher.

Faites un petit test : si je vous dis « automobile » ?

Alors :

Vous avez entendu le mot mais vous n’avez pas vu une voiture alors vous êtes plutôt auditif.

Vous avez instantanément visualisé une voiture,  vous êtes plutôt visuel. 

Vous voyez une voiture en mouvement, vous êtes plutôt kinesthésique.

Pour le visuel, tout ce qui  se présente sous forme d’images circule plus vite. Il prête moins attention aux sons et aux sensations. Le cerveau sélectionne, car il ne peut pas tout percevoir en même temps avec la même intensité. Pour apprendre, le visuel a besoin de créer des images mentales. Il se sent bien avec les analogies, les comparaisons, les métaphores. Il est à l’aise avec les schémas, les dessins, les croquis, les cartes. Les longues explications théoriques sans exemple concret représentent une difficulté. De plus, si la personne qui s’adresse à lui, parle vite, il aura du mal à construire des images lui permettant de s’approprier ce qui est dit.

Pour le kinesthésique, tout ce qui caractérise le visuel se retrouve pour lui, mais avec en plus le besoin de faire pour apprendre. Un visuel apprend un graphique en le regardant, le kinesthésique doit le reproduire. Cette opération peut être aussi mentale : je me vois en train de faire …. un dessin par exemple, étape par étape, ou de le montrer et l’expliquer à quelqu’un.

L’auditif est à l’aise avec les mots, il transforme les messages visuels et kinesthésiques en mots. Il apprend la règle, puis va à l’exemple, il pose des questions, aime apprendre par coeur. Il apprend en parlant tout haut ou en se parlant. Il est logique, déductif, à l’aise avec l’abstrait.  Mais son point faible sont les schémas, les représentations graphiques et d’un manière générale tout ce qui est du domaine de l’image.

60% de la population a tendance à être visuel, 25 à 30% serait auditif et seulement donc 10 à 15%,  kinesthésique.

Et vous dans quelle catégorie êtes vous ? Vous reconnaissez vous ?

Et votre enfant où se situe t’il ?  Testez avec lui pour peut-être, adapter au mieux sa méthode de travail à la maison et ses révisions.

Si je ne connais pas  les spécificités de mon style d’apprentissage, je ne peux pas adapter la méthode qui me facilite le travail !

Quelles stratégies d’apprentissage, un enfant ou un adulte en formation, doit il adopter pour être efficace   ?

Pour le visuel :

– Prendre des notes de ce qui se dit et  de ce qui est lu

– Utiliser des cartes heuristiques pour apprendre et mémoriser les connaissances

– Faire une liste de ce qu’il a appris

– Utiliser des graphiques, des tableaux et des schémas pour comprendre les concepts

– Se faire une image mentale des mots, des idées, pour améliorer sa mémoire

– L’enseignant qui écrit au tableau et qui fournit des documents écrits favorise le travail du visuel

– Il est souhaitable d’envisager de renforcer ses compétences en écoute, c’est à dire faire  travailler le cerveau gauche

Pour le kinesthésique :.

– Prendre des notes de ce qu’il entend et de ce qu’il lit

– Surligner, mettre en surbrillance les faits importants de ce qu’il apprend

– Créer un résumé de ce qui est appris

– Créer des fiches descriptives

– Suivre une série de directives et mettre en pratique  si possible ce qui est appris

– Construire un modèle, un dessin  de ce qui est appris

– Créer des exercices ou des mouvements  physiques qui peuvent être associés à des mots, des idées et des concepts

Pour l’auditif :

– Prendre des notes détaillées après avoir lu et relu les documents

– Lire et relire les notes et textes à voix haute sinon à voix basse

– Préparer des questions, sur ce qui est appris et répondre oralement

– Expliquer ce qui est appris à d’autres personnes

– Envisager de renforcer ses compétences en lecture c’est à dire faire fonctionner le  cerveau droit.

Les méthodes ne sont pas identiques pour les uns et pour les autres. Donnez lui les consignes adaptées à son fonctionnement. Vous, parents, ce qui vous concerne, ce sont les révisions et les apprentissages qui doivent être effectués  à la maison. Vous avez bien compris qu’un kinesthésique  devra beaucoup plus écrire, que les autres pour mémoriser. Si votre enfant fait partie des 10 à 15 % de la population qui sont kinesthésiques, expliquez lui, pour qu’il ne se sente pas inférieur et moins bon que ses camarades.

Personnellement, je suis kinesthésique, j’ai du admettre que je mémorisais seulement en écrivant, ce qui m’a toujours demandé beaucoup plus de travail que mes copains de classe tout au long de ma scolarité et de ma vie d’adulte quand j’ai repris des formations.

Ne l’oubliez pas, si c’est cas de votre enfant .

Donnez lui l’habitude de reformuler

Votre enfant a t’il bien compris ce que vous lui avez dit ou demandé ?

Vérifiez le avec lui en lui demandant de reformuler.

Donnez lui l’habitude de reformuler. Ceci lui permettra de savoir s’il a bien compris et s’ il a pris tous les éléments de l’information qui lui sont  donnés.

C’est quelque chose qui peut être fait à la maison et très utilisé à l’école.

C’est quoi  exactement  reformuler ?

C’est une pratique  de communication qui consiste à exprimer de nouveau mais autrement.

Reprendre tout ce qui a été dit avec d’autres mots et pour un enfant, le dire avec son vocabulaire  sans que rien ne soit ajouté, ni retranché, ni  jugé, ni interprété.

Pourquoi ?

La reformulation garantit une bonne écoute puisque les informations redites ne doivent pas subir aucune modification.

Quand l’utiliser ?

Quand une consigne est donnée pour effectuer un devoir ou une information à assimiler, en reformulant devant l’enseignant, l’éléve aura la certitude d’avoir  bien compris.

Les effets à voir :

L’éléve aura la certitude qu’il a bien compris.

Le fait de reformuler avec ses propres mots  renvoie au cerveau  des informations à retenir, d’où une facilitation de mémorisation.

Essayez avec votre enfant !